Retour sur la finale française de la FIFA Interactive World Cup 2011. Bercy, un cadre presque idéal pour cet évènement. En 2005, c'était alors Pro Evolution Soccer, lors des phases finales d'un ESWC au sommet de sa popularité, qui faisait vibrer la salle. Cette fois, c'est FIFA qui prenait ses quartiers dans l'enceinte du Palais Omnisport. À notre grand regret, alors qu'il y a six ans nous avions droit à la grande salle monopolisée par les jeux vidéos, cette année la qualification se jouait dans une arrière salle, loin du public. Si public il y avait eu, il n'aurait assisté qu'aux phases éliminatoires. En effet, l'arrivé des joueurs ayant été fixée à 11h, en même temps que les cheerleaders invitées à faire le show entre les matchs de futsal de l'après-midi, le début des hostilités devait alors démarrer à midi. L'arrivée du public à Bercy n'était prévue qu'à partir de 14h.

Les participants de la FIWC FR
| | C'est donc par les souterrains et sur le bord du terrain d'entraînement de la salle Marcel Cerdan que se dérouleraient ces phases finales de la FIWC France 2011. Pour ma part, j'aurai préféré voir la salle principale accueillir ce tournoi décisif ainsi qu'un cadre plus large pour les joueurs. En effet, tout les joueurs le disent, jouer debout est épuisant sur la longueur, le souhait de voir des fauteuils encadrer les écrans, avec un espace plus large, pour ce genre de grande compétition, tout de même parrainée par la FIFA, pourrait être sérieusement étudier. |
En dehors de cela, l'équipe chargée de la gestion de l'évènement et du déroulement du tournoi était très efficace, la compétition s'étant terminée dans les limites de temps imparties.
Phase de poules : Des favoris tranquilles Les joueurs sont entrés dans la salle peu après la presse et les accompagnateurs, prêts à en découdre. Les visages concentrés se succédèrent avant l'ouverture des hostilités. Les favoris étaient au rendez-vous, en grande partie les plus attendus venus des qualifications parisiennes. En effet, Bruce "Spank" Grannec, champion du monde FIFA 09 et PES 5, Anas "Astank" Sofi, vainqueur de l'ESWC 2010, et Julien "Julianooo" Dassonville, champion de France en titre, étaient présents. Au milieu des autres joueurs, forts de leur expérience passée, ces trois joueurs semblaient particulièrement décontractés à l'approche des phases de poule.
Des phases de poules qui n'auront pas connu de grande révolution. Les favoris sont en place, Spank empoche la première place après ses deux premier matchs, Julianooo aura lui dû attendre le troisième pour conserver la tête. Astank affirma lui aussi d'entrée sa place de favoris, ne laissant aucune chance à ses adversaires. Seul Rédouane "redinho" Sahli aura connu des sueurs froides jusqu'à la toute fin de cette phase.
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Julien "Juliianooo" Dassonville
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En effet, à l'issue de ses trois matchs, avec seulement six points et une différence de but peu élevée, il était à la merci du troisième du groupe. Mais pour un seul petit but, il compostait son billet pour les phases éliminatoires.
Phase finale : La nouvelle génération débarque Le début de cette seconde phase voyait des matchs de très haute volée se dérouler. En effet, Astank et Julianooo, les deux têtes de file de l'écurie Mythix, se rencontraient dans un match au sommet. Et il le fût. Dans une opposition à couteau tiré, les deux joueurs rivaliseront jusqu'au bout. Ce sera finalement le jeune Astank qui sortira vainqueur de l'opposition sur le score de 2 buts à 1. Le carton des huitièmes de finale est alors à mettre à l'actif de Julien Testevuide qui expédie son adversaire sur le score fleuve de 7 buts à 1. Alors que pendant les phases de poules tous les joueurs étaient amassés devant les consoles pour suivre les matchs pendant qu'ils ne jouaient pas, ce tour aura lui connu une attention bien moindre. La faute à l'équipe de Futsal Pepole qui faisait son entrée sur le terrain d'entraînement. Les éliminé en ont alors profité pour prendre des photos et regarder les personnalités taper dans la balle alors que dans leur dos la tension était à son comble.

Concentration extrême
| | Au menu des quart de finale, les affiches commençaient à pointer leur nez. Un duel 100% Destiny se profilait avec l'affrontement entre Julien Testevuide et Rédouane Sahli. Dans le même temps, Sofiane "sose92izi" Rabah, autre joueur de l'équipe Mythix, allait se frotter à Spank dans une opposition qui allait se révéler particulièrement intense. Dans le premier match, une partie qui sera allée jusqu'au bout du suspens, Julien et Rédouane se sont tenu jusqu'au bout des prolongations.
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Égalisant à la 119ème minute, Rédouane pensait avoir fait le plus dur pour décrocher une séance de tirs au but, mais dés l'engagement, Julien s'en alla crucifier une dernière fois son coéquipier pour conclure ce match sur le score fleuve de 4 buts à 3. Dans l'autre affiche, sos92izi prend les devant en inscrivant le premier but mais se fait rejoindre dans les minutes qui suivent. S'en suit alors une partie de haute volée qui sera remportée dans les prolongations par Spank d'une courte tête, 2 buts à 1. Les deux autres matchs auront vu Astank affirmer sa supériorité et s'imposer sans trembler 2 buts à 0 et Malik Miloudi prendre le dessus sur Fouad Maidi sur le score le plus petit, 1 but à 0.
Même son de cloche pour ces quarts de finale qui n'auront connu que peu d'intérêt de la part des éliminés qui se sont immédiatement retournés vers le terrain pour voir s'échauffer les joueurs des équipes de Brest et du Paris Saint-Germain. Réclamant des photos ainsi que des signatures, aux joueurs parisiens en particulier, le moral était au beau fixe pour la plupart des sortant tandis que la tension et les cris se faisaient entendre au niveau des bornes.
| Se profilait alors un match qui allait attirer de nouveau toute l'attention des joueurs, une affiche que l'on attendait tous de voir se dérouler en finale mais qui aurait bien lieu en demi. Le jeune champion allait se frotter à l'ancien, Astank contre Spank. Les joueurs se sont alors amassés devant l'écran, les deux joueurs, suivi de leurs "coachs" le regard concentré, allaient en découdre sous les regards passionnés. Et ce match aura répondu aux attentes. | | 
Une demie de rêve
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Dans un affrontement de très haute volée, les joueurs se rendaient coup pour coup. Mais, la réussite fuyait l'un des deux champions quand elle souriait à l'autre. Alors qu'ils s'étaient quitter sur un score nul et vierge à la mi-temps, Astank prenait un avantage certain en menant 2 buts à 0 très rapidement après le retour des vestiaires. S'en suivi un pressing très haut de Spank, qui tenta son va-tout et joua la partie de manière très offensive, délaissant la défense. Et il le paya très cher, le réalisme froid du jeune champion du monde 2010 allait achever les velléités offensive du champion 2009 qui s'incline finalement sur le score de 5 buts à 0, cruel. Dans l'autre demi-finale, Julien Testevuide aura été lui aussi sans pitié avec Fouad "Tahiadjazair" Maidi en l'écrasant 4 buts à 0.
Finale : Les malheurs de Sofi 
L'animation sur le terrain de Bercy
| | À cet instant, nous connaissons donc l'opposition en finale. Mythix espère placer une nouvelle année l'un de ses joueurs dans le tournoi mondial et rafler ainsi une deuxième saison de suite le titre de Champion de France FIWC. De l'autre côté, fort de son match à couteaux tirés en quart de finale et de sa demi-finale parfaitement gérée, Julien Testevuide s'avance confiant vers cette finale. |
Le temps de retourner vers les vestiaires où des billets nous attendaient pour accéder à la salle principale, nous en avons profité pour recueillir quelques mots de la part de Spank, Abdoulaye "Walcott" Sarr, ancien champion de France, et de Backlash, manager de l'équipe Mythix (
Vous pouvez retrouver ces interviews à cette adresse).
Il aura fallu attendre deux heures et une place prise dans les tribunes, à regarder des matchs de futsal peu distrayants, pour voir enfin l'affrontement que tous les joueurs attendaient. Encore une fois, la déception est arrivée pour le déroulement de cette finale. Je pensais bien naïvement que les joueurs allaient s'affronter enfin au centre de l'arène de Bercy, avec ou sans fauteuil peu importe, mais que cette finale serait vraiment une part de l'évènement. Une nouvelle fois, un rêve éphémère. Relégués dans un coin de la salle, au pied des tribunes, les joueurs se sont affrontés alors pendant qu'une sélection des anciens joueurs du PSG affrontait une sélection de joueurs Playstation et que le public avait l'air peu attiré par ce match. Aucune annonce du speaker, seuls les joueurs en tribunes étaient motivés par cette partie.
| Qu'à cela ne tienne, le match aura bien lieu et nous allons pouvoir le regarder sur l'écran géant au centre du Palais Omnisport. La tension est palpable dans les rangs de l'écurie Mythix, les yeux rivés sur l'écran, la concentration à son maximum. Sur ma gauche se trouvaient les joueurs de Destiny, espérant voir triompher leur coéquipier qui ne partait pas favoris dans ce match. Quand à la 8ème minute de jeu, l'arbitre indique le point de penalty, les joueurs de Mythix se préparent à se lever de leur siège. | | 
Anas "Astank" Sofi
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Cependant, comme il le répétait lui-même en début de journée, le jeune Anas n'est pas un expert des tirs au but, et cela se confirme lorsqu'il expédie le ballon à coté du but alors qu'il prenait Julien Testevuide à contre pied. Tout le match aura alors été une démonstration du jeune joueur, variant son jeu, essayant tout pour prendre l'avantage, en vain.
Butant encore et toujours sur un Casillas étincelant, Astank commençait sans doute à s'impatienter quand il laissa un tout petit espace à son adversaire, qui n'en demandait pas tant et en profita pour crucifier Cech. Le joueur de Mythix se lance alors dans une croisade sans pitié à l'assaut du but de son adversaire, mais il continuera à échouer sur un gardien surhumain, devant le regard médusé des ses coéquipiers.

Julien Testevuide © fiwc
| | On joue la 92ème minute quand il se retrouve en position idéale pour adresser un centre au cordeau sur Drogba qui place sa tête, mais une nouvelle fois Casillas s'impose, s'en suit un cafouillage et deux nouvelles frappes contrées, Julien récupère la balle et dégage, coup de sifflet final, les joueurs de Destiny exultent et les autres restent incrédules. Toute la cruauté du football représentée en une finale, dominer n'est pas gagner. Le jeune Astank ne peut masquer sa déception alors qu'Abdoulaye "Walcott" Sarr, joueur de son équipe et ancien champion de France, essaye de le réconforter.
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À la surprise générale, c'est donc un joueur venu du Sud qui s'impose en terre parisienne et qui ira représenter la France à Los Angeles lors de la finale mondiale en juin. Il aura affirmer son jeu jusqu'au bout, et bien que ses détracteurs pourront sans doute dire qu'il n'aurait jamais dû gagner en finale compte tenu du déroulement de la partie, on ne peut enlever son parcours durant lequel il aura tout de même dominé plusieurs de ses adversaires.
Pour terminer, vous pouvez retrouver
sur notre site, une série de photos prisent lors de la finale nationale de la FIWC 2011.